Cette transcription a été générée automatiquement par une intelligence artificielle à partir de l’enregistrement audio de la vidéo. Elle peut contenir des erreurs ou des approximations : la vidéo fait foi.
Tu apprends du vocabulaire, mais tu l’oublies aussi vite que tu l’as appris.
Et pourtant tu as travaillé. Tu t’es donné la peine.
Alors pourquoi ça ne reste pas ?
Parce que la façon dont tu révises n’aide pas ta mémoire à retenir le vocabulaire sur le long terme.
J’ai décidé de faire une série de vidéo pour t’expliquer plusieurs techniques qui vont te permettre d’apprendre du vocabulaire et d’enfin le stocker dans ma mémoire à vie.
Aujourd’hui, on va voir une première méthode qui te va te permettre de ne plus oublier ton vocabulaire.
Introduction
Bienvenue sur le Laboratoire des Langues.
Je suis Pauline. Aujourd’hui, on va parler du SRS.
Le SRS, Spaced Repetition System, ou système de répétition espacée en français, c’est l’une des méthodes les plus solides pour mémoriser du vocabulaire sur le long terme.
Je l’utilise moi-même depuis des années.
Et aujourd’hui je t’explique comment ça fonctionne, pourquoi ça marche, et comment le mettre en place concrètement, avec ou sans application.
Pourquoi on oublie si vite
Avant tout, j’aimerais te parler de la courbe de l’oubli ou pourquoi on oublie si vite.
Tout commence avec un chercheur allemand du XIXe siècle : Hermann Ebbinghaus.
Il a étudié la mémorisation en apprenant des syllabes sans signification, des suites de lettres comme IFD, et en mesurant combien de temps il arrivait à les retenir.
Ce qu’il a découvert, c’est la fameuse courbe de l’oubli. Scientifiquement, c’est discutable. On ne démontre pas une théorie en se basant sur une seule personne… Mais son étude a été reprise et confirmée par la suite.
Le principe est simple : après avoir appris quelque chose, on oublie très vite.
Dans les premières heures, une grande partie de l’information disparaît déjà.
Au bout d’une semaine sans révision, presque tout est parti.
Tu l’as forcément vécu.
Tu révises la veille d’un examen, tu retiens tout sur le moment, ou une grosse partie.
Quelques jours après, c’est comme si tu n’avais jamais appris.
Ce n’est pas un problème de mémoire. C’est ton cerveau qui fait son travail.
Il garde ce qui lui semble important et laisse partir le reste. Et si tu ne t’en sers jamais, il va se dire que ce n’est pas important.
La question, c’est donc : comment lui montrer qu’un mot est important ?
En le lui rappelant. Régulièrement. Au bon moment.
Et si tu fais partie des gens qui révisent à fond la veille d’un examen, mais ne se souviennent de rien le lendemain, alors reste bien jusqu’à la fin.
Le SRS, c’est réviser au bon moment, pas n’importe quand
Au lieu de revoir les mots tous les jours de façon uniforme, ou pire, de tout bachoter d’un coup, le SRS te fait réviser chaque mot juste avant que ton cerveau soit sur le point de l’oublier.
La première fois que tu apprends un mot, tu le revois le lendemain.
Si tu t’en souviens, tu le revois dans 3 jours.
Puis dans une semaine. Puis dans deux semaines. Puis dans un mois.
Les intervalles s’allongent progressivement.
À chaque révision réussie, le mot s’ancre un peu plus profondément.
Il passe de ta mémoire à court terme à ta mémoire à long terme.
Et si tu oublies un mot lors d’une révision ?
Il revient dans la pile des mots à retravailler, avec un intervalle plus court.
Tu ne perds pas de temps sur ce que tu sais déjà.
Tu concentres ton énergie là où c’est vraiment nécessaire.
C’est ça l’intelligence du système.
Comment le mettre en place concrètement
Deux façons de pratiquer le SRS, selon que tu préfères le papier ou le numérique.
- En version papier, tu as les flashcards et la méthode Leitner.
Tu écris sur des petites cartes, d’un côté le mot dans la langue cible, de l’autre la traduction ou une phrase d’exemple.
Tu crées trois boîtes ou trois piles.
Boîte 1 : les mots que tu ne connais pas encore, tu les révises tous les jours.
Boîte 2 : les mots que tu connais à peu près, tu les révises tous les deux ou trois jours.
Boîte 3 : les mots bien maîtrisés, tu les révises une fois par semaine.
Quand tu réussis un mot, il monte d’une boîte. Quand tu le rates, il redescend.
C’est simple, efficace, et le fait d’écrire les cartes à la main aide déjà à mémoriser.
- En version numérique, tu as les applications.
Aujourd’hui, des applications font tout le travail de planification à ta place.
Tu n’as pas à te souvenir quand réviser quoi, l’appli te le dit.
Tu peux, par exemple, utiliser Anki. C’est l’outil le plus puissant et le plus personnalisable.
Tu crées tes propres cartes ou tu télécharges des paquets existants.
Tu peux ajouter du son, des images, des phrases.
Et c’est gratuit sur ordinateur. L’algorithme gère les intervalles automatiquement.
C’est sobre visuellement, pour ne pas dire moche, mais c’est mon avis personnel. Par contre, c’est redoutablement efficace et très polyvalent. C’est personnalisable pour toutes les langues, tous les types de vocabulaire, ou point de grammaire et même pour tout autre chose que les langues.
Tu peux aussi utiliser Mosalingua, mon application préférée. C’est l’application que j’ai utilisée pour renforcer mon vocabulaire en anglais et apprendre du vocabulaire en allemand.
Elle propose du vocabulaire organisé par thèmes et par niveaux, avec des audios et des phrases d’exemple.
À chaque révision, tu évalues toi-même ton niveau de maîtrise du mot, de « parfait » à « revoir », et l’application planifie la prochaine révision en conséquence.
Attention, cependant, à ne pas apprendre trop de mots d’un coup.
Plus tu en ajoutes, plus les révisions s’accumulent rapidement.
Mieux vaut 5 à 10 nouveaux mots par jour et tenir dans la durée. Personnellement, quand je l’ai utilisé pour l’anglais, j’apprenais beaucoup de vocabulaire, et j’en avais beaucoup à réviser par jour, parfois plus de 300 mots… Et je n’avais aucun problème à apprendre et réviser autant de mots, car certains mots étaient des mots que je connaissais mais que je n’avais revu depuis longtemps ou des mots tellement proches du français que mon cerveau n’avait aucun mal à les retenir.
Et j’ai voulu faire la même chose en allemand, sauf que pour l’allemand, c’étaient uniquement des mots nouveaux. Et j’ai très vite été submergée par la quantité de mots à réviser en plus des nouveaux mots à apprendre. Mon conseil dans ces cas-là : n’apprends plus de mots nouveaux. Contente-toi de réviser les mots en cours, c’est largement suffisant ! Et quand ta pile aura diminué, tu pourras rajouter de nouveaux mots.
Il y a aussi Memrise, pour ceux qui aiment l’immersion sonore.
L’application intègre des vidéos de vrais natifs qui prononcent les mots et phrases.
Idéal pour ne pas s’habituer à une seule prononciation.
Tu as aussi Duolingo. Ce n’est pas mon application préférée, mais elle est très populaire. Elle peut être utile pour les débutants ou ceux qui aiment la gamification. Si tu veux, j’ai déjà fait une vidéo complète sur le sujet que tu peux retrouver sur ma chaîne.
Sur duolingo, le SRS est intégré de façon ludique.
Les anneaux de couleur indiquent quand réviser. Mais cette application est moins personnalisable que les autres. Cela dit, elle est gratuite.
Tu peux aussi trouver d’autres applications qui utilisent le SRS dans leur système de révision.
Quand et combien de temps réviser
C’est une des grandes forces du SRS : tu peux réviser partout et en peu de temps.
Personnellement, je révise souvent dans les transports, pendant un trajet, une pause.
J’avais même une règle que je m’étais fixée : pas de réseaux sociaux avant d’avoir fait mes révisions du jour.
Ça peut paraître strict, ou bizarre, mais ça fonctionnait vraiment pour moi. Je suis un peu addict aux réseaux sociaux.
À toi de trouver ce qui correspond à ta personnalité et à ton rythme.
L’important, c’est la régularité, pas la durée.
5 à 10 minutes par jour, plusieurs fois dans la journée, c’est bien plus efficace qu’une longue session le week-end.
Le matin pendant le café.
Le midi pendant la pause.
Le soir dans les transports.
Trois petites sessions de 5 minutes, c’est 15 minutes par jour.
Sur un an, avec 5 nouveaux mots par jour, tu aurais appris plus de 1 800 mots.
Vraiment retenus. Vraiment utilisables par la suite.
Conclusion
Donc, pour conclure, le SRS, c’est travailler avec ta mémoire, lui faire comprendre ce qui est vraiment important.
Au lieu de tout bachoter et tout oublier, tu révises chaque mot au moment précis où ton cerveau est sur le point de le lâcher.
Tu renforces le souvenir. Tu allonges l’intervalle. Et le mot finit par s’installer définitivement.
La méthode fonctionne que tu utilises des cartes papier, Anki, Mosalingua ou n’importe quelle autre application compatible avec le SRS.
Ce qui compte, c’est de l’utiliser régulièrement, même 10 minutes par jour.
Est-ce que tu connaissais le SRS ?
Dis-le moi en commentaire.
Et si tu veux passer à l’action dès aujourd’hui, mon e-book gratuit « Ta première conversation en langue en 7 jours » est aussi dans la description.
À très vite sur le Laboratoire des Langues !