Pour apprendre une langue, tu as besoin de vocabulaire. Si au début de ton apprentissage, tu peux te contenter d’un vocabulaire limité, pour progresser, tu vas devoir enrichir ton vocabulaire. C’est essentiel si tu veux comprendre des textes ou des vidéos plus complexes. Mais comment faire pour retenir du vocabulaire sans passer des heures à apprendre par cœur de longues listes interminables ? Comment faire pour que ces mots restent dans ta tête ? Et comment savoir quand utiliser le bon mot dans le bon contexte ?
Je vais te donner les méthodes, les outils, les stratégies, et les erreurs à éviter pour pouvoir mémoriser du vocabulaire en langue étrangère.
Car, mémoriser du vocabulaire, c’est surtout savoir utiliser les mots au bon moment.
Pourquoi apprendre et mémoriser du vocabulaire en langue étrangère

Le vocabulaire joue un rôle clé dans la compréhension orale et écrite : plus tu disposes d’un lexique riche, plus tu peux décoder rapidement le sens global d’un message, même lorsque tu ne comprends pas chaque mot. Il est aussi essentiel à l’expression orale et écrite. Plus tu connais de mots et plus tu es capable de t’exprimer en nuançant tes propos, en étant plus précis sur ce que tu veux dire. Retenir des mots est donc essentiel si tu veux t’exprimer et comprendre des natifs (ou des vidéos, ou des livres… Bref, tout dépend de ton objectif). C’est la base de toute communication.
Et plus tu connais de mots, plus tu es autonome.
Les mots reflètent également la culture d’un pays et ses habitudes. Connaître le vocabulaire permet de comprendre des expressions idiomatiques, des blagues ou des références culturelles.
Apprendre le vocabulaire d’une langue étrangère ne se limite pas à mémoriser des listes interminables de mots par coeur. Avec les bonnes méthodes, ça peut même être un jeu ou un plaisir.
Combien de mots faut-il pour parler une langue ?
En anglais, par exemple, il existe plusieurs centaines de milliers de mots et en espagnol, environ 250000… Mais, bonne nouvelle !
Pour être fonctionnel dans une langue étrangère, il n’est pas nécessaire de connaître tous les mots : selon les recherches, une maîtrise d’environ 2000 à 3000 mots les plus fréquents permet de comprendre la majorité des conversations et des textes courants, tandis qu’un lexique de 5 000 à 8 000 mots ouvre l’accès à une compréhension plus complète et à une expression plus nuancée.
Et 3000 mots à apprendre, c’est possible en un an avec une bonne méthode et seulement 10 mots par jour sans y passer des heures (on verra comment)… En anglais, il faudrait seulement 500 à 800 mots pour avoir des conversations basiques et avec 1500 mots, tu serais capable de comprendre 80% du lexique courant (on ne serait pas en plein dans la loi de Pareto, là ?).
Que signifie apprendre du vocabulaire ?
Apprendre du vocabulaire, ce n’est pas juste savoir ce qu’un mot veut dire. Apprendre du vocabulaire, c’est :
- savoir le prononcer,
- savoir l’écrire,
- comprendre le sens,
- savoir l’utiliser dans un contexte,
- associer le mot à une expérience ou une image mentale.
Par exemple, le mot « solution » en français se traduit par « solution » en anglais. Mais il ne se prononce pas de la même façon.
Pour les langues qui utilisent un autre système d’écriture, tu vas devoir mémoriser comment les lettres se tracent, comment le mot s’écrit, en plus de savoir le prononcer. Et même pour les langues qui utilisent l’alphabet latin, il est important de connaître l’écriture des mots.
Si en français, je te dis que je n’ai pas trouvé la clé, comment comprends-tu cette phrase ? Je n’ai pas trouvé la clé de la porte d’entrée de ma maison, ou ma clé USB ? Ce n’est pas la même clé, et ça va dépendre du contexte. Et si je te dis que je n’ai pas trouvé la clé du problème, là, je ne parle même pas d’un objet… Sans parler de la clé de sol en musique (ou la clé de fa, ou la clé d’ut). D’ailleurs, en parlant de clé, on écrit « clé » ou « clef » ?
Apprendre un mot, c’est bien plus que juste savoir son sens.
Quels mots apprendre ?
Et bien, ça dépend… Oui, ma réponse n’est pas claire, mais tout dépend pour moi de ton objectif. Si tu veux apprendre une langue pour partir en voyage, concentre-toi sur le vocabulaire qui tourne autour de ton voyage, les réservations à l’hôtel, les transports, commander dans un restaurant…
Si tu veux l’utiliser dans le cadre de ton travail, concentre-toi sur le vocabulaire qui t’est utile au quotidien, essaie de traduire les mots que tu utilises tous les jours dans la langue dont tu as besoin.
Si tu veux utiliser la langue dans ton quotidien, par exemple avec ton conjoint ou ta conjointe, alors, concentre-toi sur le vocabulaire du quotidien.
Ça peut paraitre simple et basique mais c’est une des choses essentielles que les apprenants négligent quand ils veulent apprendre une langue. Mémoriser du vocabulaire demande du temps et de l’énergie (un minimum si tu sais comment t’y prendre et beaucoup si tu ne sais pas). Et si tu mets ton temps et ton énergie sur des mots que tu n’utilises pas et bien, tu perds ton temps, tu te démotives, et tu arrêtes !
Il existe également des listes de fréquence de vocabulaire. Tu peux facilement trouver les mots les plus fréquemment employés à l’oral ou à l’écrit (ce ne sont pas toujours les mêmes).
Vocabulaire actif ou vocabulaire passif : la différence
Il existe une différence entre le vocabulaire actif et le vocabulaire passif. Le vocabulaire passif, c’est celui que tu comprends et le vocabulaire actif, c’est celui que tu utilises. Même dans ta langue maternelle, je suis sûre qu’il y a beaucoup de mots dont tu connais le sens mais que tu n’utilises jamais.
Pour pouvoir améliorer ta quantité de vocabulaire actif, tu vas devoir faire passer le vocabulaire du passif à l’actif. Et pour ça, tu vas devoir apprendre du vocabulaire utile et l’utiliser ! Mais d’abord, voyons comment fonctionne la mémoire.
Comment fonctionne la mémoire ou pourquoi on oublie les mots

Déjà, fixons les choses. C’est normal d’oublier. C’est le contraire qui n’est pas normal. C’est d’ailleurs une maladie, qu’on appelle l’hypermnésie. Imagine. Notre cerveau est bombardé en permanence d’informations. S’il n’oubliait pas et ne faisait pas de tri, il aurait des milliers d’informations à retenir et à traiter. C’est bon pour notre survie d’oublier. Alors, ne te dis pas que tu n’as pas une bonne mémoire. Dis-toi juste que tu as une mémoire normale et que ton cerveau fonctionne bien.
On parle aussi souvent de LA mémoire, alors qu’il n’existe pas une mémoire mais des mémoires. Il existe plusieurs modèles pour décrire ces mémoires. Mais il est d’usage, de nos jours, de classer les mémoires en 5 catégories.
La mémoire de travail
La première mémoire est la mémoire de travail (qui est équivalente à ce qu’on appelait avant la mémoire à court terme). Elle permet de retenir des informations pendant un court moment (quelques secondes ou minutes). On retient en moyenne 7 informations max dans sa mémoire de travail (entre 5 et 9).
La mémoire épisodique
C’est dans cette mémoire qu’on retient les événements importants (la naissance de tes enfants, ton mariage, un accident…). Ce sont souvent des événements riches en émotion. Si tu ne te rappelles pas d’événements qui datent de ta petite enfance, c’est normal. Cette mémoire ne se mettrait pas en place avant 3 ans. Par contre, elle a une durée illimitée.
La mémoire sémantique
C’est celle qui va nous intéresser le plus pour mémoriser du vocabulaire (même si on va aussi jouer sur les autres mémoires). C’est la mémoire du langage, celle qui contient les connaissances. Elle fonctionne par association logique.
La mémoire procédurale
C’est celle qui retient nos automatismes. Par exemple, si tu conduis une voiture, tu n’as pas à réfléchir à chaque fois que tu montes au volant. Tu vas naturellement appuyer sur l’embrayage au moment où tu arrives à un rond-point pour repasser en 1ère ou en 2nde. D’ailleurs, si tu passes d’une boîte manuelle à une boîte automatique, au début, tu vas avoir certains réflexes avec tes mains ou tes pieds (c’est mon cas en ce moment) jusqu’à ce que ton cerveau retrouve de nouveaux automatismes. C’est une mémoire qui est particulièrement sollicitée chez les artistes et les sportifs.
La mémoire perceptive
C’est la mémoire qui retient les composantes sensorielles de nos souvenirs. Elle s’appuie sur nos sens, le plus souvent sans qu’on s’en rende compte. Elle permet de retenir des images (visages, lieux…) et des sons (voix, sons d’ambiance…), sans s’en rendre compte.
Ces mémoires sont toutes interconnectées. Parfois, on parle de mémoire à court terme pour la mémoire de travail, et on regroupe les 4 autres mémoires sous le nom de mémoire à long terme.
Le fonctionnement de la mémoire
La mémorisation du vocabulaire va se faire en 3 étapes : l’encodage, le stockage et la récupération, autrement dit, apprendre, retenir et restituer.
L’encodage
L’encodage consiste à enregistrer une information, à l’apprendre. C’est la première phrase du fonctionnement de la mémoire. En gros, il s’agit de faire rentrer l’information dans ton cerveau. Au départ, cette phrase va se passer dans ta mémoire de travail. C’est par là que vont passer les informations, avant d’être triées, stockées, et de pouvoir être réutilisées.
Le stockage
La deuxième étape, c’est le stockage. Tu peux aussi voir le terme de consolidation. C’est le fait de passer l’information de ta mémoire de travail dans tes mémoires à long terme pour t’en rappeler « à vie ». Pour cela, tu vas devoir utiliser les méthodes décrites ci-dessous pour retenir le vocabulaire plus facilement.
La récupération
La dernière étape est la récupération. Il s’agit de retrouver l’information que tu as stockée au moment où tu en as besoin. Il est essentiel de pratiquer la récupération si tu veux pouvoir réutiliser le vocabulaire que tu as appris.
Si tu veux en savoir plus sur la mémoire, je te conseille de lire ces 4 excellents livres :
- « Mémoire : vous avez le pouvoir ! » de Michel Cymes et Fabien Olicard : dans ce livre, Fabien Olicard et Michel Cymes t’expliquent comment fonctionne la mémoire et te donne des astuces et des techniques pour l’améliorer.
- « Tout sur la mémoire » de Tony Buzan : Ce livre est plutôt pratico-pratique. Tony Buzan donne plein d’exercices pratiques pour améliorer sa mémoire.
- « La mémoire est un jeu » de Sébastien Martinez : Ce livre te donne aussi plein d’exercices pratiques pour t’entrainer à améliorer ta mémoire et à retenir des informations.
- « Mémoire d’éléphant ! Vrais trucs et fausses astuces » d’Alain Lieury : C’est un livre de vulgarisation scientifique qui passe en revue les principales méthodes pour mieux mémoriser, en montrant celles qui sont vraiment efficaces et celles qui relèvent surtout du mythe ou de la fausse bonne astuce.
Ou tu retrouveras ces informations dans cet excellent article de l’INSERM.
Pourquoi on oublie si vite le nouveau vocabulaire ?
C’est essentiel pour le cerveau d’oublier. Il a en permanence des milliers d’informations à retenir, des images, des sons, des odeurs, des sensations, des goûts, des mots, des phrases… C’est donc nécessaire à son équilibre d’oublier, sous peine de saturer. Il va donc falloir faire comprendre à ton cerveau qu’il est important de retenir cette information, principalement en la répétant. En voyant souvent une information, le cerveau va comprendre que cette information est importante (puisqu’elle revient souvent) et qu’il doit donc être important de la retenir.
Attention, ici, on parle d’oublier naturel et non d’oubli pathologique qui relève d’une maladie ou d’un trouble (TDAH, Dépression, Alzheimer…). Je le répète mais oublier est une partie normale du processus d’apprentissage.
Et si tu penses que si tu oublies, c’est parce que tu n’utilises pas le bon style d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique) (théorie qu’on voit partout mais qui n’est pas scientifiquement prouvée), ce n’est pas vrai. C’est un neuromythe très courant. Et ceux qui en parlent, sous couvert des neurosciences, n’ont jamais dû ouvrir un livre de sciences de leur vie…
Maintenant qu’on a vu les différentes mémoires et comment elles fonctionnent, nous allons voir quelles sont les meilleures méthodes pour faire passer le vocabulaire de ta mémoire de travail à une mémoire à long terme et mémoriser durablement ton vocabulaire.
Les meilleures méthodes pour mémoriser du vocabulaire

Il y a trois piliers essentiels pour une bonne mémorisation du vocabulaire, que tu peux combiner pour une meilleure efficacité : la répétition espacée, le rappel actif, et le contexte.
Mais d’abord, il faut…
Préparer le terrain : soigner son hygiène de vie et son mental
On n’y pense pas souvent mais, avant de parler de techniques, de systèmes pour faciliter la mémorisation, il faut déjà revoir ton hygiène de vie. Ton cerveau doit être dans les meilleures conditions pour apprendre. L’alimentation, les activités physiques et sociales et le sommeil jouent un rôle essentiel sur la mémorisation. Et même nos émotions !
Alors, on dort suffisamment, on mange équilibré, on fait du sport, on va s’aérer dans la nature, on partage du temps avec les gens qu’on aime et on se détend ! Et si jamais, tu as des troubles (du sommeil, alimentaire, du stress chronique…), consulte des professionnels de santé qui sauront t’aider pour améliorer ta qualité de vie.
Consolider sur du long terme : La répétition espacée (spaced repetition) ou SRS
Principe du SRS
La répétition espacée (ou Spaced Repetition System, SRS) est sans doute la méthode la plus efficace pour retenir du vocabulaire sur le long terme.
Elle consiste à revoir les mots à intervalles de plus en plus longs, juste avant que ton cerveau ne les oublie.
Ce principe s’appuie sur la fameuse courbe de l’oubli : chaque fois que tu réactives une information au bon moment, tu la rends plus solide et durable.
Plutôt que de bachoter pendant des heures, mieux vaut faire des micro-révisions régulières. 10 à 15 minutes par jour suffisent, à condition d’être constant.
Et le mieux, c’est que le SRS peut être appliqué de plusieurs façons.
Les outils du SRS
- Les flashcards : Ce sont des cartes physiques ou numériques avec d’un côté un mot dans une langue et de l’autre, sa traduction ou une image pour traduire sa signification. J’aime beaucoup les flashcards pour apprendre du vocabulaire. Ça m’a beaucoup aidé pour améliorer mon anglais. Je suis plutôt sur les versions numériques car je peux les voir dans mon téléphone et réviser partout mais les méthodes papiers présentes d’autres avantages.
- La méthode Leitner : C’est une version « papier » du SRS. Ton vocabulaire est noté sur des cartes qui sont ensuite revues régulièrement et mises dans des boîtes en fonction de ta rétention du mot. Les cartes bien connues passent dans la boîte de révision (ou la case) la plus éloignée, et les autres dans les boîtes de révision (ou les cases) plus proches. Si tu veux en savoir plus sur la méthode Leitner, je te renvoie à cet article où j’en parle plus en détails ou à cette vidéo du site de Natur’allemand, qui est par ailleurs, une mine d’or pour apprendre l’allemand.
- La méthode Goldlist : La méthode Goldlist se base sur le système de répétition espacée. Elle consiste à écrire tous les jours une vingtaine de mots et à les essayer de s’en rappeler à intervalles réguliers. J’ai d’ailleurs testé cette méthode dans le cadre de mon apprentissage du néerlandais. Ce n’est pas la méthode que j’ai préféré pour apprendre du vocabulaire mais je pense que c’est surtout parce qu’elle n’est pas adaptée à ma façon d’être et à mes habitudes. Rien ne t’empêche de la tester et de me donner ton avis. C’est une des techniques employées par Lydia Machova, une des polyglottes les plus connues, pour apprendre son vocabulaire ! La méthode Goldlist pourrait être résumée entre une combinaison de l’active recall et du SRS. Si tu veux apprendre comment utiliser la méthode Goldlist et mon avis complet sur la méthode, tu peux lire cet article.
Activer la mémoire : active recall ou rappel actif
Beaucoup d’apprenants font l’erreur de relire encore et encore leurs listes de vocabulaire.
Mais relire, ce n’est pas apprendre.
Le cerveau retient mieux quand il fait l’effort de se souvenir.
Le rappel actif ou active recall consiste à essayer de se rappeler des informations sans support. Tu ne dois pas relire ta liste de vocabulaire ou ton texte mais essayer de retrouver les informations dans ta mémoire.
Tu peux te poser, par exemple, une question sans support :
“Comment dit-on l’addition, s’il vous plait en espagnol déjà ?”
Et à chercher la réponse dans ta tête, sans la lire.
Tu peux pratiquer le rappel actif de plusieurs façons :
- Te tester avec des flashcards (sans tricher !),
- Écrire des phrases de mémoire avec les mots appris ou même juste les nouveaux mots appris,
- Traduire un texte dans un sens, puis dans l’autre (la méthode de la traduction bidirectionnelle),
- Réciter à voix haute.
En combinant SRS + Active Recall, tu obtiens la formule la plus puissante pour transformer un mot “vu” en mot “retenu”.
Ancrer dans la mémoire : les associations mentales
Le cerveau adore les images, les émotions et les histoires.
Plus tu ajoutes de connexions autour d’un mot, plus il devient facile à retenir.
Voici plusieurs façons de stimuler ta mémoire :
Les images mentales et les histoires courtes
Associe chaque mot à une image drôle, exagérée ou absurde.
Par exemple, pour le mot anglais apple, imagine une pomme géante qui te parle.
Plus c’est visuel ou émotionnel, mieux ton cerveau le retiendra. Cette méthode est notamment décrite dans le livre de Benny Lewis : Fluent in 3 months. Pour retenir « gare » en français (Benny Lewis est irlandais), Benny pense au chat Garfield dans une gare qui court parce qu’il va rater son train. L’histoire décrite dans son livre est bien plus longue mais tu as saisi l’idée. Plus l’image est absurde et plus elle est facile à retenir.
Au bout d’un moment, tu n’as plus besoin de cette image pour retenir le mot.
Crée de petits liens logiques ou mnémotechniques :
par exemple, pour “because” (parce que —> pour indiquer la cause) en anglais, pense à “BE CAUse” → “sois la cause”.
C’est parfois un peu tiré par les cheveux, mais redoutablement efficace.
La méthode des loci ou le palais de la mémoire
La méthode des loci, aussi appelée palais de la mémoire, est une technique très ancienne utilisée depuis l’Antiquité. Elle aurait été inventée par le poète grec Simonide de Céos, qui, selon la légende, a réussi à se souvenir de l’emplacement de chaque invité d’un banquet après l’effondrement du bâtiment — simplement en visualisant leur position dans la salle. Depuis, cette méthode est devenue l’un des outils mnémotechniques les plus puissants pour retenir des informations, notamment du vocabulaire.
Le principe est simple :
- Tu choisis un lieu que tu connais parfaitement — ta maison, ton appartement, ton trajet habituel, ton école, ton bureau, voire ton café préféré.
- Tu divises ce lieu en plusieurs zones ou “étapes” distinctes : par exemple, l’entrée, le salon, la cuisine, la salle de bain, la chambre, le balcon…
- Tu places ensuite mentalement les mots à mémoriser dans chacune de ces zones, en les associant à des images fortes, drôles ou surprenantes.
Ces images servent de “crochets mentaux” : ton cerveau s’en souvient d’autant mieux qu’elles sont marquantes.
Par exemple, tu veux retenir du vocabulaire espagnol sur les aliments :
- Dans ton entrée, imagine une énorme manzana (pomme) géante qui bloque la porte.
- Dans ton salon, un pan (pain) géant repose sur le canapé.
- Dans ta cuisine, un queso (fromage) fond sur le plan de travail.
- Dans ta salle de bain, un pescado (poisson) saute dans la baignoire.
Quand tu referas le parcours mental de ton “palais”, tu retrouveras naturellement ces mots dans l’ordre de ta visite.
Plus les images sont exagérées, absurdes, colorées ou drôles, mieux elles s’ancrent dans ta mémoire. Ton cerveau retient plus facilement une image d’un “fromage géant qui fond dans ta baignoire” qu’une simple carte avec le mot “queso”.
Les cartes mentales
Les cartes mentales (ou mind maps en anglais) sont un outil visuel très puissant pour organiser et mémoriser du vocabulaire.
Elles permettent de structurer les mots autour d’un thème central, en créant des liens logiques, visuels et sémantiques entre eux.
Au lieu d’apprendre des listes de mots alignés les uns sous les autres (et souvent déconnectés), tu pars d’un thème central que tu places au milieu d’une feuille.
À partir de ce mot-clé, tu fais rayonner des branches représentant des sous-thèmes, des catégories ou des situations.
Sur chaque branche, tu ajoutes les mots, expressions ou exemples qui s’y rapportent.
Par exemple, si ton thème central est “Voyage”, tu peux créer des branches comme :
- Transport : avion, train, bus, billet, passeport…
- Hébergement : hôtel, auberge, chambre, clé, réservation…
- Restaurant : menu, addition, serveur, table, commander…
- Situations utiles : demander son chemin, à l’aéroport, à la gare…
Ainsi, tu ne mémorises pas seulement les mots, mais aussi leur contexte d’utilisation.
Tu peux aussi les regrouper phonétiquement (s’ils ont les mêmes sons).
Ton cerveau adore les associations logiques et visuelles : en voyant les liens entre les mots, il les retient plus facilement et les retrouve plus vite en conversation.
Contextualiser : apprendre le vocabulaire en contexte
Un mot appris isolément s’oublie presque toujours. Ton cerveau le retient un moment, puis le laisse s’effacer, faute de lien concret.
En revanche, un mot rencontré dans un livre, une chanson, une série ou une conversation s’ancre naturellement dans ta mémoire, parce qu’il prend vie dans un contexte réel.
Tu ne vois plus un mot abstrait, mais une image, une situation, une émotion. Par exemple, si tu entends “I’m starving” dans un film, tu comprends tout de suite que cela ne signifie pas simplement “avoir faim”, mais “mourir de faim” — tu ressens le ton, l’exagération, la scène. C’est ainsi que le vocabulaire devient vivant.
Pour apprendre efficacement, expose-toi donc régulièrement à des contenus authentiques dans la langue que tu veux maîtriser : lis des articles, regarde des films, écoute des podcasts.
Chaque fois que tu rencontres un mot nouveau, essaie d’en deviner le sens d’après la situation avant de vérifier sa traduction, puis note-le avec sa phrase d’origine. Enfin, réutilise-le rapidement dans tes propres phrases : écris, parle, invente des exemples.
En résumé, lis, écoute, regarde des contenus dans la langue que tu apprends.
Chaque fois que tu rencontres un nouveau mot :
- Note-le avec sa phrase d’origine,
- Essaie de deviner le sens avant de vérifier,
- Réutilise-le dans tes propres phrases.
C’est cette répétition en contexte qui fera passer le mot de ta mémoire passive à ta mémoire active — celle que tu utilises sans y penser quand tu t’exprimes.
Tu retiens mieux les mots si tu les apprends dans une phrase (et tu apprends aussi à savoir l’utiliser dans un contexte).
Apprentissage implicite
Et si la solution pour apprendre et retenir du vocabulaire, c’était… de ne pas en apprendre ? J’étais très intriguée par certains polyglottes, qui sont par ailleurs excellents, et qui ont un riche vocabulaire, mais qui affirmaient par ailleurs qu’ils n’apprenaient pas de vocabulaire. C’est le cas de Steve Kauffmann. Sa façon de faire ? Une immersion massive dans la langue. Plus tu vois et tu entends les mots, et plus tu les retiens. Sans forcément avoir besoin de les écrire dans une liste ou d’utiliser des techniques compliquées pour les mémoriser. La méthode préconisée par Steve Kauffmann (Input Compréhensible) est d’ailleurs une de mes préférées !
Tu te plonges dans la langue (lectures, vidéos, podcasts, séries) et ton cerveau finit par absorber naturellement le vocabulaire, sans effort conscient.
Combiner les approches pour créer ta méthode
Il n’existe pas une seule bonne méthode, mais celle qui te correspond.
Tu peux mélanger plusieurs approches selon ton mode de vie et ton style d’apprentissage :
- Flashcards + Active Recall + Lecture quotidienne → efficace et rapide.
- Goldlist + Input compréhensible → calme et naturel.
- SRS + conversations réelles + carnet personnel → complet et vivant.
Le secret, ce n’est pas la méthode.
C’est la régularité, la réutilisation active, et le plaisir que tu prends à jouer avec les mots.
Toutes ces méthodes sont puissantes… mais encore faut-il avoir les bons outils pour les appliquer au quotidien.
Heureusement, tu n’as pas besoin d’être un génie de l’organisation ou de passer des heures à tout faire à la main.
Aujourd’hui, il existe de nombreux supports, applications et ressources (gratuites ou payantes) qui intègrent déjà ces principes : répétition espacée, rappel actif, apprentissage en contexte…
Les outils et ressources pour mémoriser du vocabulaire facilement

Il existe deux grandes catégories d’outils et de ressources en fonction de tes préférences ET de ton mode de vie : les outils traditionnels (avec les bons vieux papier et crayon) et les outils numériques.
Anki
Anki est sans doute l’outil le plus puissant pour apprendre du vocabulaire sur le long terme. Anki signifie « mémorisation » en japonais.
Basé sur le système de répétition espacée, il t’indique automatiquement quand revoir chaque mot, selon ton niveau de maîtrise.
Tu peux :
- créer tes propres cartes,
- télécharger des paquets déjà prêts (anglais, espagnol, japonais, etc.),
- ajouter du son, des images, des phrases d’exemple.
Idéal si tu veux un outil personnalisable et scientifique, sans distraction. Anki n’est pas contre par très « fun » et plutôt basique niveau esthétique mais ce qu’on lui demande surtout, c’est d’être efficace et pour ça, il remplit parfaitement son rôle. L’avantage, c’est que c’est entièrement gratuit sur ordinateur.
Mosalingua
Mosalingua combine le SRS, le rappel actif et du contenu contextualisé.
Chaque carte est accompagnée d’un audio et d’exemples de phrases réelles.
Tu apprends du vocabulaire utile (voyage, business, conversation) et tu peux suivre ta progression jour après jour. L’avantage (comme pour Anki), c’est que tu peux moduler tes sessions. Elles sont courtes mais tu peux en enchainer plusieurs. Attention cependant, si tu apprends trop de vocabulaire en une journée, tu vas avoir beaucoup de vocabulaire à réviser tous les jours. Et tu peux vite être débordé.
Mosalingua est disponible dans un nombre limité de langues mais continue de se développer et de rajouter de nouvelles langues régulièrement. Elle est également payante
Idéal pour les personnes qui aiment les applis structurées et motivantes.
Cerise sur le gâteau : Mosalingua propose d’autres ressources et de nombreux articles pour t’aider à apprendre les langues sur leur site, comme Mosaseries (pour améliorer ta compréhension orale).
Quizlet
Quizlet est parfait si tu veux rendre tes révisions plus fun.
Tu peux créer tes propres listes de vocabulaire ou utiliser celles partagées par d’autres utilisateurs. Tu peux aussi créer des tests à choix multiples, des questionnaires à trous…
Le mode “Jeu”, les quiz et les tests rapides rendent l’apprentissage moins monotone.
Idéal si tu aimes apprendre de manière interactive et visuelle.
L’inscription à Quizlet est aussi gratuite. Mais si tu veux avoir accès à toutes les fonctionnalités, c’est payant.
LingQ
Créé par Steve Kaufmann, LingQ repose sur l’idée d’input compréhensible.
Tu apprends du vocabulaire en lisant et en écoutant des contenus authentiques (articles, podcasts, séries, dialogues…).
Les mots inconnus sont surlignés, tu peux cliquer dessus pour voir la traduction et les revoir plus tard dans des sessions SRS.
Tu apprends les mots naturellement, en contexte, sans listes forcées.
Idéal pour ceux qui veulent apprendre “comme un natif” ou comme les enfants, par immersion.
Memrise
Si tu préfères quelque chose de plus ludique et visuel, Memrise est une excellente alternative. L’application propose des vidéos avec des natifs qui prononcent des phrases utilisées dans la vraie vie. Une vraie immersion !
D’autres applications d’apprentissage de langues en ligne, comme Memrise, proposent une section de révision de vocabulaire. Le vocabulaire appris dans les leçons est revu selon le principe du SRS.
Un papier et un crayon
Si tu n’es pas branché numérique et que tu préfères un cahier et un crayon, c’est possible. C’est tout aussi efficace pour apprendre du vocabulaire et tu peux aussi apprendre à tracer des lettres (pour les langues qui n’ont pas le même système d’écriture qu’en français).
Tu peux diviser tes cahiers de différentes façons. Soit un côté de la page dans la langue que tu apprends et sur l’autre page en français ou dans une langue que tu maîtrises, pour faciliter tes révisions. Ou alors, tu peux acheter un répertoire téléphone. Tu peux ranger directement ton vocabulaire par ordre alphabétique. Ou encore, tu peux créer une page par thème et noter le vocabulaire associé et même dessiner si tu as du talent.
Les erreurs fréquentes à éviter

Apprendre des listes isolées sans contexte
Rien de pire que d’apprendre des listes isolées sans contexte.
Sans contexte, la mémoire retient mal, et il devient difficile de réutiliser ce savoir de manière naturelle. Intégrer les mots dans des phrases, des dialogues ou des textes favorise une assimilation durable.
Se concentrer sur la quantité au lieu de la rétention
Mieux vaut moins mais mieux. Apprendre beaucoup, vite, donne parfois l’impression de progresser, mais c’est souvent illusoire. Mieux vaut assimiler quelques éléments à la fois, bien les comprendre et les réviser régulièrement. La qualité de la mémorisation prime toujours sur la quantité brute d’informations.
Négliger la prononciation (clé de la mémoire auditive)
Quand je voulais améliorer mon vocabulaire, j’utilisais Mosalingua. L’avantage de cette application, c’est que tu as la prononciation des mots. Mais je révisais tellement souvent et surtout partout, qu’il m’arrivait de couper le son. Résultat : je connaissais les mots mais pas toujours leur prononciation, ce qui me posait pas mal de problèmes pour les employer à l’oral mais aussi pour les comprendre quand je les entendais. C’est donc essentiel de ne pas apprendre seulement la signification d’un mot mais aussi sa prononciation.
Réviser trop souvent d’un coup (cramming) sans espacement
Peut-être que tu étais du genre à l’école « team dernière minute ». La veille d’un examen ou d’un contrôle, tu mettais à réviser à fond et à demander à ton cerveau de tout retenir. Ça fonctionnait peut-être à l’époque (quoique les méthodes décrites au-dessus auraient bien mieux fonctionné !). Mais pour mémoriser à long terme du vocabulaire, ce n’est pas efficace. C’est comme si tu avais faim et au lieu de manger un repas normalement, tu gavais ton estomac. Tu serais malade et ton estomac pourrait ne pas le supporter, voire vomir. Et bien, avec ton cerveau, c’est pareil.
Oublier de réutiliser activement les mots
Un mot qui n’est pas utilisé est un mot qui s’oublie. Ça ne sert à rien d’apprendre des milliers de mots pour les oublier ensuite et ne pas s’en servir. Concentre-toi sur des mots utiles et n’oublie pas de les réutiliser ensuite. Mets toujours en pratique ce que tu apprends (à l’écrit comme à l’oral).
Comment organiser ton apprentissage pour mémoriser du vocabulaire

Fixe-toi un objectif
Commence par te fixer un objectif. Pourquoi apprends-tu cette langue ? Que veux-tu en faire ? Avec qui veux-tu parler ? Dans quel cadre (travail, maison, voyage) ?
Ton objectif détermine le type de vocabulaire que tu vas apprendre et la quantité d’effort que tu vas y consacrer.
Exemples :
- Tu veux voyager → concentre-toi sur le vocabulaire pratique (réservation, transport, nourriture…).
- Tu veux utiliser la langue au travail → apprends les termes liés à ton métier et aux échanges professionnels.
- Tu veux discuter avec des natifs → vise les mots du quotidien, les émotions, les expressions idiomatiques.
- Tu prépares un examen → ajoute du vocabulaire plus abstrait et formel.
Astuce : formule ton objectif avec une échéance et une action concrète, par exemple :
“Je veux pouvoir tenir une conversation de 5 minutes en espagnol sur mon travail d’ici 2 mois.”
ou
“Je veux comprendre 80 % des dialogues de mes séries préférées en anglais d’ici la fin de l’année.”
Un objectif clair te sert de boussole : tu sauras toujours pourquoi tu apprends et quels mots sont prioritaires.
Trouve ton vocabulaire
Maintenant que ton objectif est défini, il est temps de choisir les bons mots.
Pas besoin d’apprendre tout le dictionnaire ! Concentre-toi sur le vocabulaire utile et pertinent pour toi.
Où trouver ton vocabulaire :
- Dans les textes, vidéos, séries, podcasts que tu regardes : note les mots qui reviennent souvent.
- Dans les listes de fréquence (ex. les 2 000 mots les plus utilisés dans la langue).
- Dans tes propres conversations ou écrits : traduis les mots que tu utilises le plus dans ta langue maternelle.
- Dans les applications (Anki, Mosalingua, Quizlet, LingQ) qui proposent des mots par thème ou niveau.
Astuce :
Crée un carnet de vocabulaire personnalisé ourentre ton vocabulaire dans une application.
Chaque mot doit être accompagné de :
- sa traduction,
- une phrase d’exemple,
- sa prononciation (si possible),
- et une image mentale ou un petit dessin.
Planifie ta routine d’apprentissage
La régularité, c’est le secret.
Mieux vaut 10 minutes tous les jours que 2 heures le dimanche.
Ton cerveau adore la constance : elle crée des automatismes.
Tu peux aussi organiser de courtes sessions, plusieurs fois par jour.
Par exemple, le matin pendant ton petit déjeuner, le midi ou pendant ta pause au travail, le soir avant de t’endormir, dans les transports en commun.
Astuce :
Associe tes révisions à une habitude existante (habit stacking).
“Je révise mes flashcards pendant mon café du matin” ou “en attendant le bus”.
Et si tu rates un jour ? Ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est la régularité sur la durée, pas la perfection.
Combine les bonnes techniques de mémorisation
Pour que ton apprentissage soit efficace, combine plusieurs stratégies :
- Répétition espacée (SRS) → pour réviser au bon moment avant l’oubli.
- Rappel actif → essaie de retrouver le mot sans le relire.
- Apprentissage en contexte → associe chaque mot à une phrase ou une situation réelle.
- Association mentale → crée des images, des histoires ou des liens logiques.
- Écoute et prononciation → engage plusieurs sens à la fois.
Astuce : ne te limite pas à un seul format. Mélange numérique (applis, flashcards) et papier (cahier, dessins, post-it).
Ton cerveau adore la variété !
Utilise activement les mots que tu viens d’apprendre
Un mot que tu ne réutilises pas est un mot que tu oublieras.
L’objectif, c’est de transformer ton vocabulaire passif (que tu comprends) en actif (que tu utilises).
Astuce : chaque semaine, choisis 5 à 10 mots-clés que tu veux “activer”. Fais-en ton défi hebdomadaire : les placer à l’oral ou à l’écrit au moins une fois par jour.
Suis tes progrès et ajuste ta méthode
Rien de plus motivant que de voir tes progrès !
Tiens un petit journal d’apprentissage : note les mots appris, les jours de révision, les moments où tu as réussi à les utiliser.
Tu peux :
- suivre ton nombre de mots appris sur Anki ou Quizlet,
- colorier une case chaque jour où tu as révisé,
- te fixer des mini-objectifs (100 mots maîtrisés, 30 jours de régularité…).
Si tu bloques sur certains mots, change de stratégie :
- Ajoute une image ou une phrase plus personnelle,
- Utilise le mot dans une situation réelle,
- Ou intègre-le dans ton palais de mémoire.
Exemple
Voici un exemple concret d’organisation simple et efficace :
Objectif : pouvoir réserver et commander au restaurant en espagnol lors d’un voyage dans 3 mois.
Méthode :
- Chaque jour : apprendre 10 nouveaux mots avec Anki ou la méthode Leitner (SRS + rappel actif + images mentales).
- 3 fois par semaine : écouter un podcast espagnol ou une vidéo sur des situations concrètes au restaurant (input compréhensible). Tu peux en trouver sur YouTube ou podcast101 (https://www.youtube.com/watch?v=Ptvcwf9aVAQ).
- Chaque soir : écrire 3 phrases avec les mots du jour.
- Chaque semaine : fais un bilan du vocabulaire appris, regarde tes progrès (combien de mots actifs, quelles difficultés).
- Réajuste ton apprentissage si besoin.
En 3 mois, tu auras appris environ 900 mots, mais surtout, tu sauras les utiliser naturellement.
Apprendre du vocabulaire, ce n’est pas simplement accumuler des mots dans un coin de ta tête.
C’est construire peu à peu une nouvelle façon de comprendre le monde, de penser et de t’exprimer. Chaque mot que tu apprends, c’est une clé supplémentaire pour ouvrir une porte : une conversation, un livre, un film, une culture.
Tu l’as vu tout au long de ce guide : mémoriser efficacement du vocabulaire, ce n’est ni une question de talent ni une question de mémoire “exceptionnelle”. C’est une question de méthode, d’organisation, et surtout de régularité.
Si tu devais retenir trois choses essentielles :
- Répète intelligemment grâce à la répétition espacée et au rappel actif.
- Apprends en contexte pour donner vie aux mots et les ancrer naturellement.
- Utilise tes mots activement : parle, écris, joue avec la langue — c’est ainsi qu’elle devient tienne.
Ne cherche pas à apprendre vite, cherche à apprendre durablement.
Mieux vaut connaître 1 000 mots que tu maîtrises parfaitement que 10 000 que tu n’oses jamais utiliser.
Et surtout, n’oublie pas que l’apprentissage d’une langue est un voyage, pas une course.
Il y aura des jours faciles, d’autres plus décourageants — mais chaque mot que tu retiens est une victoire.
Alors, fixe-toi un objectif, choisis ta méthode, installe ta routine, et amuse-toi.
Parce qu’apprendre du vocabulaire, c’est aussi apprendre à jouer avec les mots, à écouter ton cerveau et à découvrir une culture.
Continue d’avancer, un mot à la fois.
Et bientôt, tu réaliseras que tu ne traduis plus dans ta tête : tu penses dans ta nouvelle langue.
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